Jusqu’alors commandant de la police au Kongo central, le commissaire divisionnaire Israël Kantu a été nommé chef de la police de Kinshasa. Il succède à Blaise Kilimbalimba, désormais responsable de la police dans la province du Haut-Katanga. Criminalité, phénomène Kuluna, braquage, enlèvement, embouteillages… Bankulu Kantu va devoir faire face aux nombreux défis aux conséquences incalculables pour la mégapole.
Un nouveau visage à la tête de la police de la capitale. Le flic en chef hérite d’une situation compliquée avec la montée inquiétante du banditisme urbain. Alors que Kinshasa est confrontée à un taux élevé de la délinquance, le commissaire Israël Kantu devra montrer du caractère dans l’élaboration de sa stratégie et la mise en place des mesures novatrices et rigoureuses contre les bandits qui agissent en petits réseaux particulièrement bien structurés, en faisant la loi en plein jour tout comme la nuit, semant le chaos et la désolation.
Kantu Bankulu fera-t-il l’exception ? L’équation semble difficile. Les Kinois le jugeront néanmoins sur les actes. De Célestin Kanyama à Blaise Kilimbalimba, en passant par Sylvano Kasongo, le phénomène Kuluna a toujours été un casse-tête pour les différents chefs de la police de Kinshasa. D’ailleurs, pour la plupart de ces officiers supérieurs, les départs ont été justifiés par l’inefficacité face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur et dont les répercussions sont désastreuses pour la population.
En plus de l’insécurité, s’ajoute un autre défi, pas le moindre : « les gigantesques bouchons ». Tous ses prédécesseurs ont eu à y faire face sans apporter des solutions concrètes. Les embouteillages monstres qui submergent la capitale constituent un frein aux activités économiques. Alors que le niveau d’encombrement dans la capitale a atteint son pic avec des voies de circulation constamment saturées, des solutions idoines doivent sortir des manches du néo-patron de la police de Kinshasa pour résoudre le problème.
Selon les ordonnances lues mercredi soir sur les antennes de la télévision publique (RTNC), le président de la République a fait le ménage dans la police. Outre les commissaires provinciaux, il a changé aussi le commandant de la Légion nationale d’intervention ( LNI), une unité d’élite de la police congolaise. C’est le commissaire divisionnaire adjoint Safari Kazingufu qui a pris les rênes.
Le commissaire divisionnaire adjoint Ngoy Sengelwa est désormais le nouveau numéro un de l’Unité chargée de protéger de hautes personnalités et institutions (UPHI).
Dans cette série de nominations, la commissaire divisionnaire Jolie Limengo est portée à la tête des écoles de formation de la police. Le commissaire divisionnaire adjoint Mavungu Julien devient le porte-parole de la police.
En dehors de Kinshasa, plusieurs mises en place ont été effectuées dans les provinces. L’ancien chef de la police de Kinshasa a été promu au grade du commissaire divisionnaire et affecté dans le Haut-Katanga. Le commissaire Sylvano Kasongo Kitenge est envoyé dans le Bas-Uele. André Mbombo Manda est nommé commissaire provincial au Kasaï oriental, Elvis Palanga Nawej, lui, est transféré au Kasaï central, et le commissaire Henry Tshibund trône dans la province voisine du Kasaï. Sébastien Lubula est le nouveau chef de la police de l’Ituri, François Kabeya Makosa dans le Haut-Lomami, le commissaire divisionnaire Roger Isiyo Itenasinga est nommé dans le Haut-Uele, tandus que Cariel Kisak est envoyé à l’Équateur.
OURAGAN / MCP