Fêtes de fin d’année : la responsabilité des jeunes filles évoquée à Mbandaka

La responsabilité des jeunes filles, pendant les festivités de fin d’année, a été évoquée mercredi à Mbandaka, chef-lieu de l’Equateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, dans un entretien avec une actrice sociale.

« La jeunesse féminine doit adopter un comportement responsable pendant cette journée festive à Mbandaka, car les fêtes du Nouvel an engendrent souvent une mentalité d’exagération et d’impudicité chez les jeunes filles », a déclaré Mme Marceline Ntonga, coordinatrice de « Vas-y fille ».

« Certaines sont manipulées et abusées en raison d’un manque de bon jugement. Elles croient obtenir du plaisir en s’offrant de jolis vêtements en échange de relations sexuelles. C’est triste que cette période soit marquée par des actes d’agression et de harcèlement sexuels », a-t-elle déploré.

Cette actrice sociale a proposé un encadrement des jeunes filles par le biais d’entretiens et d’initiatives visant à les décourager des abus sexuels.

« Nous avons encouragé les filles à explorer différentes manières de gagner de l’argent, entre autres, par le vente d’articles de première nécessité (vêtements, ingrédients), par le tressage des cheveux, le vente de fruits et légumes, et même de poissons, qui sont actuellement en pénurie. Cela vise à éviter la corruption morale dont elles pourraient être victimes », a-t-elle conseillé.

Selon Mme Ntonga, des grossesses non désirées sont souvent enregistrées dans plusieurs foyers après les fêtes en raison d’un mauvais encadrement et d’une absence de prévention.

« Si la prévention était efficace, beaucoup de filles devenues mères aujourd’hui ne le seraient pas. Cette période est pleine d’abus, notamment la consommation excessive d’alcool, la sexualité irresponsable, l’envie de paraître, etc. », a-t-elle indiqué,  avant de préciser qu’il est essentiel d’agir pour prévenir cette situation.

« Vas-y fille » a organisé des séances de sensibilisation pour la protection des filles mineures, particulièrement durant cinq jours, soit du 26 au 30 décembre 2024, afin de promouvoir des mesures préventives et judiciaires efficaces contre tout abus à l’égard des jeunes filles pour leur épanouissement.

ACP/C.L.