Le bras de fer qui oppose les frondeurs du G7 et la Majorité présidentielle n’est pas encore au point de s’estomper, puisque le questeur de la CENI qui se trouve membre du M.S.R. et ténor des frondeurs en question est maintenant démasquée et ensuite poussée à la démission du bureau de la CENI.
La Majorité a fini par avoir raison des membres dissidents du Groupe des 7 frondeurs. La plate-forme politique qui soutient le Chef de l’Etat avait officiellement exigé aux membres de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, issus du G7 de démissionner de leurs postes. Pour le secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, les représentants desdits partis frondeurs devaient se conformer à leur choix politique et par voie de conséquence libérer ces postes dans les meilleurs délais. Il a été évoqué, à cet effet, l’article 10 de la loi organique du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI.
Après l’adoption par l’Assemblée nationale de Corneille Nanga en remplacement de l’Abbé Apollinaire Malumalu à la présidence de cette Commission et de Norbert Bashengezi qui a succédé à André Mpungwe Songo à la vice-présidence de cette institution d’appui à la démocratie, la questeure se trouvait désormais dans le collimateur de la Majorité. En fait, Chantal Ngoyi Tshite, issue du Mouvement Social pour le Renouveau, MSR de Pierre Lumbi, avait refusé de démissionner; raison évoquée, l’indépendance de la centrale électorale en République démocratique du Congo.
Un défi lancé à la MP qui a promis de tout mettre en œuvre pour obtenir sa déchéance du bureau et ceDe des autres membres du G7 dans les différentes structures acquises au nom de la Majorité, dont il ne faisait plus partie. Mais face à la pression de la Majorité, Chantal Ngoyi a finalement déposé sa lettre de démission au bureau de l’Assemblée nationale, lundi le 9 novembre dernier, alors que la Chambre basse du Parlement entérinait la désignation du nouveau président de la CENI et de son adjoint.
Resserrer les rangs
La MP ne veut rien laisser au hasard. Au-delà des structures officielles de l’Etat, elle nettoie aussi dans sa propre maison. C’est ainsi qu’elle s’est libérée des bois morts au profit des vertébrés capables de défendre valablement le point de vue de la Majorité. Le bureau politique de la Majorité présidentielle a procédé samedi 24 octobre dernier sous la présidence du secrétaire général Aubin Minaku, à la structuration de son secrétariat général.
Trois personnalités ont fait leur entrée au secrétariat général de la MP. Il s’agit avant tout du député national Koko Nyange qui devient secrétaire général adjoint. Il est issu de l’AFDC de Bahati Lukwebo. Il devient désormais l’adjoint de Minaku au secrétariat de la Majorité présidentielle. Actuel président du groupe parlementaire Afdc et alliés à l’Assemblée nationale, il est chargé de questions politiques.
Tandis que le député Guy Mikulu, exclu de l’ARC d’Olivier Kamitatu après avoir réaffirmé sa loyauté au Chef de l’Etat, a été nommé Secrétaire national chargé des Stratégies. Il rejoint ainsi Elysée Minembwe, la questeure de la chambre basse du Parlement et Cardozo Losembe, le deuxième vice-président du Sénat qui s’étaient désolidarisés de Kamitatu.
Cependant, André Alain Atundu a été élevé au rang de porte-parole du Secrétariat général de la Majorité présidentielle en rem placement de Luzanga Shamandevu. Il est parmi les plus grands communicateurs de la Majorité, omniprésent dans les différents débats où l’on parle politique en République démocratique du Congo.
De l’avis de Lambert Mende, dont le parti siège au bureau politique de la MP :
« Je pense que cette réunion avait pour objectif de tirer toutes les conséquences de l’auto exclusion de sept personnalités qui partageaient avec nous la même vision et qui nous ont quitté il y a peu et dont il fallait bien les remplacer ».
Pour lui, cette restructuration témoigne aussi la volonté de donner plus de dynamisme et de tonus à l’action de l’Exécutif de la majorité. « Nous avons décidé de devenir beaucoup plus percutants dans le débat politique à la veille d’un dialogue national que nous préparons avec tout le reste de la société congolaise », avait-il ajouté. L’objectif pour la Majorité est de resserrer les rangs autour d’elle au regard des enjeux politiques, à savoir : le dialogue politique et les élections.
Via Le Vrai Modérateur